Concours résistance/déportation 05-06
+ 0 - ACCUEIL
+ 1 - INTRODUCTION
+ 2 - DISSIDENTS ET PASSEURS 972
+ 2.1 - Situation géographique de la Martinique
 -  2.2 - Contexte historique pendant la 2nde guerre mondiale
+ 2.3 - Départ en dissidence
+ 2.4 - Contribution des ruraux au départ
+ 2.5 - Destins de dissidents
+ 3 - CHANT HOMMAGE AUX DISSIDENTS
+ 4 - LE GOMMIER
+ 5 - CONCLUSION
+ 6 - REMERCIEMENTS
+ 7 - ANNEXES
+ Lycée Saint-James

2.2 - Contexte historique pendant la 2nde guerre mondiale - b - Relations avec les Américains - Pénurie alimentaire

RELATIONS AVEC LES AMERICAINS - PENURIE ALIMENTAIRE

Dès la fin de 1940, une pénurie alimentaire sévit aux Antilles, conséquence d’un blocus imposé par les Britanniques et les Américains, soucieux d’empêcher que les avions et les 300 tonnes d’or entreposés au fort Desaix sur l’île (enclave vichyste dans le bassin caribéen américain) ne repartent vers l’Europe sur l’ordre de Vichy. video.gif (Mme MAITREL parle de l'arrivée de l'or à la Martinique)

En effet, l’opinion américaine poussée par la presse considère les îles françaises comme un danger réel pour la paix dans cette région du monde. Le 27 Décembre 1940, sous le titre « Pourquoi tarder ? Occupons immédiatement la Martinique ! », l’éditorialiste du Daily News s’exprimait ainsi : « les autorités navales américaines estiment qu’une base navale et aérienne serait d’une importance inestimable pour notre pays, elle complèterait notre ligne de bastions qui défendent le canal de Panama. Ce que nous ne pouvons pas concevoir, c’est pourquoi nous tardons, pourquoi nous observons ces scrupuleux égards à l’endroit du gouvernement de Vichy. Pourquoi ne pas nous emparer de la Martinique à l’instant, donner le nom de bail ou n’importe quel nom à notre occupation, établir une base aérienne et navale et remettre les chinoiseries diplomatiques à l’après-guerre ? »

La situation économique est difficile voire alarmante sur une île qui n’a jamais atteint son autosuffisance alimentaire à cause de la monoculture de la canne : absence de ravitaillement, rationnement, resquille, marché noir, troc, disette, queue sont le lot quotidien de la majorité des habitants. La faim touche plus les villes que les campagnes. maitrelrosange.jpg video.gif (Mme MAITREL se presente)

video.gif (Mme MAITREL parle des conditions de vie sous l'Amiral Robert)

video.gif (Mme MAITREL sur les conditions des femmes enceintes)

On assiste à une flambée des prix : exemple, le prix du charbon de bois passe de 25 anciens francs en 1940 à 130 francs en 1943 ; la viande fraîche de 12 à 27,5 francs , la morue de 5 à 32 francs.

Tout cela va s’aggraver lorsqu’au début 43 , après l’occupation totale de la France le 11 Novembre 1942, les Américains, pour des raisons stratégiques, livrent l’île à un blocus total. Ils rompent toute relation diplomatique en Mai 43. Jusqu’alors, la Colonie pouvait s’approvisionner, chichement il est vrai, en ayant recours aux pays voisins : les Etats-Unis et Saint-Domingue fournissaient de la viande par exemple, la Guadeloupe expédiait des bananes vertes dites poyos, d’où le surnom donné à l’Amiral ROBERT à son départ dans une chanson satirique, « Amiral Poyo » (chantée aussi "Amiral Robè").

 

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Date de création : 22/04/2006 ° 11:01
Dernière modification : 08/06/2006 ° 15:43
Catégorie : 2.2 - Contexte historique pendant la 2nde guerre mondiale
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