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Illettrisme (On en parle...)

Illettrisme : un plan de prévention en quatre points

J.-M. A. France-Antilles Martinique 04.12.2010

Le plan prévoit notamment la prise en compte des difficultés de l'élève et la prise en charge de ses besoins.

Le recteur, André Siganos, a organisé jeudi à l'université des Antilles et de la Guyane, les Assises pour la prévention et la lutte contre l'illettrisme.

Près de 200 personnes, chefs d'établissement, bibliothécaires, maires, représentants syndicaux, élus associatifs, ont assisté hier, sur le campus de Schoelcher, aux Assises pour la prévention et la lutte contre l'illettrisme. Pour prévenir le phénomène qui touche 10% des jeunes de 16 à 17 ans, André Siganos a proposé un plan en trois points : conforter le rôle de l'école maternelle ; conforter le rôle de l'école obligatoire ; garantir à chaque élève, à tous les niveaux de la scolarité, la prise en compte de ses difficultés et la prise en charge de ses besoins. Premier point : il s'agit d'agir au plus tôt pour favoriser chez l'enfant l'appropriation du langage et la découverte de l'écrit. Pour cela, quatre formes d'actions prioritaires sont à prévoir telles que former les enseignants de l'école maternelle. Les formations et animations pédagogiques doivent se concentrer sur l'enseignement du lexique dont l'enjeu est de développer un apprentissage méthodique du vocabulaire, de stimuler la mémoire avec l'apprentissage par coeur de chansons, de comptines, de poésies, de textes courts...
L'académie doit garantir sur les trois ans à venir l'équivalent de cinq semaines de formation aux enseignants des classes maternelles et 20 animations pédagogiques accueillant en moyenne chacune vingt personnes.
Que le contact avec l'écrit soit entretenu à travers des activités diversifiées
Deuxième point (conforter le rôle de l'école obligatoire) : l'apprentissage de la lecture doit se poursuivre tout au long de la scolarité. L'académie doit envisager des actions d'apprentissages à l'école élémentaire, au collège et au lycée. À l'école, dans la démarche d'enseignement, l'enfant passera progressivement de l'apprendre à lire au lire pour apprendre. L'important, c'est que le contact avec l'écrit soit entretenu à travers des activités diversifiées, motivantes, intégrant les pratiques sociales des enfants et favorisant la production d'écrits. En effet, la pratique de la lecture est renforcée par la production d'écrits et aussi par d'autres activités d'écriture réfléchie visant à consolider la maîtrise du code et celle de l'orthographe (par exemple la dictée).
Troisième point (garantir à chaque élève la prise en compte de ses difficultés...). Il s'agit d'agir tôt et durablement. Dès l'école maternelle, l'hétérogénéité des classes est très importante. Pourtant les enseignants doivent organiser le travail afin de limiter les effets des inégalités sociales et faire en sorte que tous les élèves aient les compétences qui leur permettent d'aborder les apprentissages du socle commun de connaissances et de compétences dans de bonnes conditions. Une évaluation des compétences des élèves de grande section de maternelle sera proposée dès l'année scolaire 2011/2012.